Une petite anecdote clinique.
Un jour, un psychologue travaille avec une enfant de 9 ans qu’on lui demande d’aider parce qu’elle manifeste un comportement de désinvestissement scolaire invalidant.
Il entend encore et toujours la mère se plaindre du manque d’intérêt du père de l’enfant pour la scolarité de sa fille. La mère est séparée et s’est remariée voici plusieurs années. L’enfant vit avec sa mère et le mari de celle-ci. Les deux parents habitent des communes distantes d’à peine 50 kms.
La mère prévient le psychologue que jamais le père ne se déplacera pour le rencontrer pour un entretien tellement il se désintéresse de sa fille, et que de toutes façons il a lui aussi refait sa vie, et ne manquera pas d’invoquer la distance entre son domicile et le lieu de consultation.
Le psychologue fait son travail et invite néanmoins le père.
Contrairement à ce qui était annoncé le père vient à l’entretien prévu. Un peu sur la défensive, il se présente non pas comme se désintéressant de sa fille, mais comme ayant été exclu de son éducation.
Le psychologue lui demande en quoi.
Le père répond qu’il n’a jamais été informé de rien concernant la scolarité de sa fille, son ex femme ne lui transmettant pas les bulletins.
Le psychologue lorsqu’il la revoit se permet d’interroger la mère sur ce sujet : "comment se fait-il que l’école n’adresse pas les bulletins?"
La mère lui répond que l’école n’a pas l’adresse du père. Le psychologue demande alors «mais qui signe les bulletins à la place du père ? »
Grosse gêne et gros silence!
Puis la mère finit par répondre «ben comme il les signe pas je les fais signer à mon mari».
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La mère résolut de ne plus combler le manque par une imposture, de laisser dorénavant au père la place qui lui incombe. Mais, l’histoire ne dit pas la suite.
Ainsi, comment un parent pourrait-il s’intéresser à la scolarité de son enfant, si les bulletins ne lui sont pas transmis par l'école, et si, de surcroît, quelqu'un les signe à sa place?
En Conclusion:
J'espère par cette note avoir fait prendre conscience à nos lecteurs de la difficulté énorme que représenterait l’institution de nouveaux droits pour le beau parent et les raisons pour lesquelles nous trouvons superfétatoire qu’on légifère sur cette question. D'autant plus, qu'en l’état la loi, permet déjà, mais avec l’accord des deux parents, qu’un tiers soit partiellement investi de l’autorité parentale.
Pourquoi prendre le risque de rajouter des problèmes à une situation déjà si difficile pour le parent qui ne bénéficie pas de la fixation de la domiciliation de son enfant chez lui.
GcjB
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